Formation continuée

Enseignement secondaire et supérieur pour adultes

Enseignement de la Ville de Liège


La déclaration de Bologne et l'enseignement supérieur de promotion sociale


La ministre de l'enseignement supérieur, Françoise Dupuis, vient d'amender son projet de décret concernant l'organisation de l'enseignement supérieur en fonction des exigences de la "Déclaration de Bologne", signée en 1999 par 29 ministres européens de l'Education.

Désormais, tous les types d'enseignement supérieur - universités, hautes écoles, enseignement artistique, instituts d'architecture et enseignement supérieur de promotion sociale - seront intégrés dans le décret.

Pour rappel, les principales nouveautés concernant l'organisation des études supérieures sont les suivantes :

led jauneLes crédits (ECTS: european credit transfer system)

On ne parlera plus en heures de cours mais en ECTS qui traduiront la charge totale de travail de l'étudiant (cours, recherches en bibliothèque, exercices en laboratoire, travail personnel).

led jauneLe baccalauréat (1 er cycle)

180 ou 240 crédits (3 ou 4 ans). A l'Université, ce titre ne préparera pas à l'exer-cice d'une profession (baccalauréat de transition); à la Haute Ecole, il sera professionnalisant.

led jauneLa maîtrise (2 e cycle)

120 crédits ECTS (en 2 ans au moins). Formation approfondie (avec mémoire), menant à la recherche, à l'enseignement (agrégation incluse) ou à l'exercice d'une profession. Les actuelles formations en 4 ans vont donc passer à 5 ans.

Les grades de médecin vétérinaire ou de médecin seront acquis après 180 ou 240 crédits.

Des précisions ont été apportées quant aux études de type long dans le non universi- taire.

On parlera de baccalauréat de transition, donnant accès à des maîtrises en 1 an ou 2 ans (maîtrise spécialisée) ou encore en 3 ou 4 ans (maîtrise complémentaire).

Le terme de licence (après 4 ans d'études) disparaît donc partout.

led jauneLe doctorat (3 e cycle)

Ces cursus comprennent :

led jauneLes passerelles

Elles se multiplieront entre Universités (U), Hautes Ecoles (HE) et les graduats corres-pondants de l'enseignement supérieur de promotion sociale.

Extraits de l'avant-projet de décret définissant l'enseignement supérieur, favorisant son intégration à l'espace européen

Article 1

Ce décret a pour objet l'enseignement supérieur de plein exercice.

Les établissements de promotion sociale qui délivrent des titres et grades équivalant à ceux délivrés par l'enseignement supérieur de plein exercice sont également visés par ce décret.

Article 7

Seuls ces m'mes établissements peuvent délivrer les grades académiques et titres définis dans le présent décret, ainsi que les établissements de promotion sociale habilités à cet effet.

Pour la constitution de hautes écoles de promotion sociale

Dans ce contexte d'harmonisation de l'ensei-gnement supérieur, nous défendons l'avis qu'il serait souhaitable de restructurer l'enseignement supérieur de promotion sociale.

Comme nous l'avons déjà écrit, s'il est important que l'enseignement de promotion sociale organise des cours de mise à niveau, de préqualification pour les plus démunis en terme de formation, il est également impor-tant que l'enseignement de promotion sociale offre la possibilité à des demandeurs d'emploi et à des personnes engagées dans la vie professionnelle d'obtenir un titre de l'enseignement supérieur, tel que celui de bachelier, qui soit qualifiant mais aussi qui permette de poursuivre des études de maîtrise.

A une époque où les possibilités d'emploi sont fortement liées à un niveau d'études élevé et dans le contexte européen de la formation tout au long de la vie, comment peut-on douter de la pertinence de l'enseignement supérieur de promotion sociale ?

Citons à ce sujet un extrait d'axe prioritaire en matière d'enseignement pour les prochaines élections: "Ecole alternative, de la seconde de la formation de la promotion individuelle, de l'éducation tout au long de la vie, l'enseignement de promotion sociale doit recevoir les moyens nécessaires à l'exercice de ses missions et notamment pour assurer une formation équivalant à celle de l'enseignement supérieur de type court."

L'enseignement supérieur nécessite des infrastructures pédagogiques qui permettent d'atteindre des normes de qualité suffisantes pour ce niveau de formation.

Pour atteindre cet objectif, nous proposons que, comme pour le plein exercice, l'enseignement de promotion sociale soit regroupé en Hautes Ecoles de promotion sociale. Ceci permettrait une plus grande cohérence de l'organisation de l'enseignement supérieur et constituerait des ensembles pédagogiques de meilleure qualité. Les synergies avec les Académies et les Hautes Ecoles de plein exercice seraient facilitées dans le cadre des pôles tels que le Pôle mosan, etc.

La constitution de Hautes Ecoles de l'ensei-gnement supérieur de promotion sociale serait possible dans des pouvoirs organisa-teurs tels que les P.O. provinciaux, ceux des communes de Liège, Bruxelles, Mons, Charleroi, de même entre les établissements de l'enseignement libre subventionné ou entre les établissements de la Communauté française d'une même région. Cette solution encouragerait les synergies entre établissements.

Quant aux formations de niveau supérieur, spécifiques à l'enseignement de promotion sociale, dispensées dans des établissements situés en zones rurales ou semi-rurales, elles pourraient continuer à exister à côté des regroupements du supérieur de promotion sociale en Hautes Ecoles.

Une restructuration de l'enseignement supérieur de promotion sociale favoriserait son intégration dans l'organisation européenne.

André GILLET, Directeur de l'I.F.C



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