Méthodes et outils des pédagogies pour adultes
Cette formation continuée des enseignants, d'une durée de 40 heures, s'est
déroulée au cours du premier trimestre 2002. Elle s'adressait aux enseignants
de promotion sociale et aux responsables pédagogiques des formations pour
adultes.
La formation a été assurée par les formateurs suivants :
- Madame Danièle MASSOZ, Professeur de psychopédagogie et de méthodologie
dans l'enseignement supérieur pédagogique de promotion sociale, Professeur
au département pédagogique de la Haute Ecole de la Ville de Liège, chargée
de la formation continuée des professeurs concernant les pédagogies actives,
ancienne assistante à la Faculté des Sciences de l'Education de l'Université
de Liège ;
- Monsieur Dominique CHALVIN, Psychologue et Sociologue, Consultant d'entreprise,
Formateur au sein du groupe international SEGOS où il a créé et dirigé
le Département Management des Ressources humaines, Auteur de "L'Encyclopédie
des Pédagogies pour Adultes", tomes 1 et 2, publiés par l'ESF éditeurs,
Paris 1999 ;
- Monsieur André GILLET, Psychopédagogue, Directeur de l'Institut de Formation
continuée de la Ville de Liège.
Contenu de la formation
Lors de la première séance, en groupes de travail, les participants ont
précisé leurs attentes. Ils ont souhaité approfondir les thèmes qui suivent
:
- les méthodes andragogiques ;
- la démarche contractuelle par objectifs (D.C.O.) ;
- les outils pour gérer les objectifs (objectifs personnels, évaluation
d'avancement, contrat de progrès, faits significatifs de performance)
;
- les outils de résolution de problème et de créativité.
Outre ces thèmes, les participants ont exprimé leurs intérêts prioritaires
pour aborder les questions qui suivent au moyen de méthodes actives en vue
d'aboutir à des compétences appliquées.
- Comment susciter la motivation des participants ? Comment répondre à
leurs besoins ? Comment appliquer la DCO à des étudiants parfois immatures
ou ayant un projet professionnel vague ? Comment répondre aux centres
d'intérêt de l'étudiant et concilier ceux-ci avec les objectifs des capacités
à acquérir, déterminées par le programme ? Comment responsabiliser les
étudiants ? Comment gérer l'absentéisme ?
- Quels sont les outils et méthodes des formations en entreprise, transférables
dans le contexte scolaire ?
- Les évaluations : formative, continue, bilan. Comment évaluer en tenant
compte de la crainte des "adultes en formation" d'être jugés ? Evaluation
d'un volume de connaissances (matière) ou de compétences ?
- L'autoformation notamment l'épreuve intégrée (le mémoire) de fin d'études.
Le problème des étudiants qui abandonnent au moment de l'épreuve intégrée.
- L'application de la méthodologie de l'auto-socio-constructivisme.
- Comment appliquer la pédagogie différenciée pour résoudre les problèmes
d'hétérogénéité dans les conditions (le contexte) scolaires ?
- Les outils de la métacognition.
- Bibliographie : les ouvrages recommandés.
Andragogie
Dominique CHALVIN a présenté les méthodes et outils pédagogiques pour adultes.
La définition du terme pédagogie est la suivante : en grec, il signifie
paid : enfant et agogos : guide. Le mot
andragogie a pour étymologie andros : homme (dans le sens
de l'être humain adulte) et agogos : guide.
Après la fin de la Première Guerre mondiale a émergé, en Europe et aux
Etats-Unis, la première vague d'idées sur la spécificité des modes d'apprentissage
des adultes.
Pour divers auteurs (E.L. Thorndike, E.C. Lindeman, R. Mucchielli, B. Mc
Carthy, M. Knowles), la formation des adultes devrait présenter les caractéristiques
qui suivent.
- La formation pour adultes doit être conçue autour des besoins et des
centres d'intérêt de ces derniers. Toute personne adulte se trouve confrontée,
que ce soit dans son emploi, ses loisirs, sa vie familiale, sa vie au
sein d'une communauté, à des situations dans lesquelles elle doit faire
un effort d'adaptation. C'est le point de départ de la formation des adultes
où le programme est abordé en terme de situation et de mise en application.
L'expérience des apprenants est l'élément clé de l'éducation des adultes.
- Le besoin de savoir : les adultes sont motivés pour une formation lorsqu'ils
se découvrent des besoins et des centres d'intérêt qu'ils pourraient satisfaire
grâce à une formation. Les adultes ont besoin de savoir pourquoi ils doivent
apprendre quelque chose avant d'entreprendre une formation. Le premier
devoir de l'enseignant est donc d'aider l'apprenant à prendre conscience
de son besoin d'apprendre. Cette démarche permet à l'apprenant de se fixer
des objectifs personnels et d'élaborer son plan d'action.
- Le concept de soi chez l'apprenant : les adultes aspirent profondément
à se déterminer eux-mêmes, ce qui explique que le rôle de l'enseignant
est d'amorcer un processus d'investigation qui soit un échange entre les
apprenants et lui, plutôt qu'une transmission de connaissances suivie
d'une évaluation. Les adultes ont conscience d'être responsables de leurs
propres décisions et de leur vie. Quand ils en sont conscients, se développe
en eux un besoin d'être vus et traités par les autres comme des individus
capables de s'autogérer. Ils n'admettent pas alors les situations où ils
sentent que les autres leur imposent leur volonté. Pourtant, en situation
scolaire, ces mêmes adultes retrouvent les réflexes qu'ils avaient enfants,
et retombent en état de dépendance. Le tort serait de croire que cette
attitude correspond à un réel besoin. Si cette erreur est commise, un
conflit surgit chez l'apprenant. Il y a conflit entre le modèle intellectuel
(l'apprenant est un être dépendant) et le besoin psychologique, conscient
ou non, de s'autogérer. Dans la plupart des cas, l'adulte en proie à ce
type de conflit intérieur cherche à échapper à la situation qui en est
à l'origine, qui se traduit par un abandon de la formation.
- Le rôle et l'expérience de l'apprenant : l'expérience est le plus grand
facteur d'apprentissage des adultes, c'est pourquoi la prise en compte
de l'expérience de chacun est essentielle en situation de formation. Tout
adulte arrive en formation avec son passé riche d'expériences de toutes
sortes et un profil particulier. Dans les groupes d'adultes, les différences
individuelles sont plus fortes que dans les groupes de jeunes, les groupes
sont plus hétérogènes, que ce soit à propos de la culture, du style d'apprentissage,
de la motivation, des besoins, des centres d'intérêt ou des objectifs.
Ceci a pour effet d'apporter au groupe la richesse et la spécificité de
chaque individu. On favorisera donc les échanges entre les participants,
les simulations, les cas et les démarches de résolution de problèmes.
Comme l'adulte se définit par son expérience, l'omettre ou la sous-estimer
revient pour lui à subir un rejet, non pas de sa seule expérience, mais
de toute sa personne. Les différences de personnalités se creusent avec
l'âge ; il faut donc en tenir compte et varier les styles, les durées,
les lieux et les rythmes d'apprentissage.
- La volonté d'apprendre : le mode d'apprentissage des adultes est centré
sur la réalité, c'est pourquoi la formation doit être conçue autour de
situations réelles. Les adultes sont prêts à apprendre si les connaissances
et les compétences qu'ils visent leur permettent de mieux affronter des
situations réelles. Il est donc prudent de vérifier si les apprentissages
prévus correspondent à un besoin et de le faire exprimer.
- L'orientation de l'apprentissage : contrairement aux enfants et aux
adolescents dont l'apprentissage est orienté autour du programme, les
adultes orientent leur apprentissage autour de la vie (ou autour d'une
tâche, d'un problème). Ils sont disposés à investir de l'énergie pour
apprendre s'ils estiment que cela les aidera à affronter des tâches et
à résoudre des problèmes qu'ils rencontrent dans la vie quotidienne. De
plus, ils assimilent d'autant mieux connaissances, compétences, valeurs
et attitudes si celles-ci sont présentées dans le contexte de leur mise
en application à des situations réelles.
- La motivation : si les adultes sont sensibles à des motivations extérieures
(meilleurs emplois et salaires, promotion), ce sont les pressions intérieures
qui sont le plus grand facteur de motivation (désir d'accroître sa satisfaction
personnelle, estime de soi, qualité de vie, ...).
- Il existe des résistances au "retour à l'école" non seulement parce
que les adultes risquent de retrouver les attitudes ou blocages d'antan,
mais parce que ce système porte en lui une menace d'évaluation ou de sanction
et que des adultes désirent être traités autrement qu'en enfants ou en
adolescents. La peur de ne plus savoir apprendre par coeur, de ne plus
savoir prendre des notes, de ne plus savoir se concentrer, les préoccupe.
En ce sens, la formation doit les rassurer et les convaincre non seulement
qu'il est possible d'apprendre autrement, mais que leur expérience personnelle
et professionnelle va leur faciliter l'acquisition de nouvelles connaissances.
- La crainte majeure des adultes en formation est probablement celle d'être
jugé. Cette crainte peut inhiber l'apprentissage. La formation doit donc
être un temps et un lieu de réflexion et d'expérimentation.
- Le lien entre la théorie et la pratique doit constamment être mis en
évidence concrètement. L'introduction de situations et d'applications
concrètes répond à un double besoin des adultes : avoir une preuve d'utilité
et pouvoir expérimenter sans risque dans un lieu protégé et rassurant.
- Le professionnel adulte a rencontré la réalité avec tout ce qu'elle
a de globalité et d'interdisciplinarité, dès lors les connaissances ne
peuvent se présenter sous une forme cloisonnée ou dissociée.
- Pour les adultes, le réel, c'est leur vie avec leurs responsabilités
professionnelles actuelles et futures, avec leurs aspirations et avec
leur propre horizon temporel. C'est donc par rapport à un type de situations
professionnelles concrètes, à un comportement pratique, bien défini que
doit s'organiser la formation. Ce principe a pour conséquence que toute
formation doit commencer par l'analyse de la situation professionnelle
à maîtriser ultérieurement par le stagiaire, et par une information en
vue de comprendre la signification de la demande de formation.
- Il est nécessaire de partir de situations vécues, des problèmes ou des
difficultés que les stagiaires ont à résoudre afin de mettre l'accent
sur "le besoin de connaissance". Il est important d'ouvrir le champ de
la connaissance des membres du groupe en leur permettant d'apprendre les
uns par les autres à partir des expériences acquises. Il est utile de
replacer le thème traité dans un tout afin d'induire un comportement adapté
à une situation connue de l'apprenant.
Il est nécessaire de s'adapter aux styles d'apprentissage des adultes,
sans oublier de construire des séquences pédagogiques qui répondent aux
questions " pourquoi ? ", " comment ça marche ? " , " à quoi ça sert ? ".
Il est important que les stagiaires puissent appliquer immédiatement ce
qui vient d'être appris avec des exercices ouverts qui s'appliquent à la
résolution des problèmes quotidiens des participants et des applications
utiles.
Il est important que l'animateur prévoie des "ponts" entre l'expérience
passée des apprenants et les situations professionnelles dans lesquelles
on souhaite qu'ils s'engagent maintenant.
Il est nécessaire de s'assurer de la compréhension des thèmes traités après
chaque étape de l'enseignement.
La démarche contractuelle par objectifs (DCO)
Pour résumer les principes d'une pédagogie spécifique pour adultes, cinq
grands points se dégagent :
- une information du formateur concernant les attentes (les objectifs)
des participants ;
- une définition rigoureuse du but qui permet que les heures de formation
soient vécues avec une finalité perceptible. Les apprenants ont besoin
de savoir pourquoi ils doivent apprendre quelque chose avant d'entreprendre
une formation.
- la responsabilité et l'engagement du stagiaire à toutes les étapes de
sa propre formation ;
- la transformation de la relation maître-élève pour que le pédagogue
d'adultes ait l'autorité fonctionnelle d'un conseiller technique ;
- l'utilisation des énergies du groupe comme tel, et enfin le traitement
des problèmes humains liés à la formation.
La démarche contractuelle par objectifs (DCO) est une méthode mise au point
par le cabinet de conseil et de formation CEGOS qui est un groupe international
de formations et de consultants d'entreprise.
Le contrat triangulaire de la DCO est l'aboutissement d'une lignée d'approches
telles que l'approche systémique, les approches cognitives et les méthodes
de la pédagogie par objectifs.
Contrat n°1
Entre les décideurs de l'entreprise et le consultant-formateur.
Cet engagement exprime les objectifs à atteindre par la formation, ainsi
que l'enjeu de l'action pédagogique
Contrat n°2
Entre les décideurs de l'entreprise et les participants.
Le contrat clarifie et officialise les attentes des décideurs de l'entreprise
vis-à-vis des participants et réciproquement. Il correspond à une démarche
essentielle visant à renforcer l'adhésion des participants au projet de
formation par une communication forte.
Contrat n°3
Entre les participants à la formation et le consultant-formateur.
Le stagiaire s'engage à communiquer ses attentes (objectifs) au formateur.
Le formateur s'engage à aider le stagiaire à atteindre ses objectifs dans
le cadre du séminaire.
Ce schéma peut être transposé dans l'enseignement. Les décideurs de l'entreprise
sont remplacés par les décideurs de la formation : autorité organisatrice
+ programme à respecter. Le consultant formateur est remplacé par les formateurs.
Cette méthode permet de préciser le contrat n°1 entre le décideur (autorité
organisatrice + programme) et les formateurs. Que peut-on attendre de la
formation ? Quels objectifs (en terme de compétences) ?
Le contrat n°2 entre le décideur de la formation et les participants clarifie
les objectifs de la formation vis-à-vis des participants. Il porte notamment
:
- sur des propositions de contenu ;
- sur les résultats attendus ;
- sur les conditions du déroulement de la formation.
Dans l'enseignement de promotion sociale, le contrat n°2 se juxtapose au
contrat n°3. Ce sont généralement les chargés de cours qui sont délégués
par le décideur pour clarifier les objectifs de la formation aux apprenants.
Le contrat n°3 entre les participants et les formateurs est essentiel.
Au début de chaque séminaire, le formateur rappelle les objectifs de l'action
formation. Il passe avec les participants un contrat portant sur le déroulement
du séminaire. Les participants précisent leurs attentes. Les formateurs
précisent leurs apports en termes de connaissances et de savoir-faire, de
méthodes de travail. Ce contrat s'ajuste tout au long de la réalisation
de l'action. Chaque participant précise les objectifs concrets qu'il s'engage
à atteindre.
Faits significatifs de performances : au cours de la formation, il est
important de définir ce qu'en entreprise, on appelle un contrat de progrès
des compétences appliquées, c'est-à-dire les applications sur le terrain
qui résulteront de la formation.
Ouvrages de Dominique Chalvin
Encyclopédie des pédagogies pour adultes :
- Histoire des courants pédagogiques - ESF - 1ère édition 97, 2ème édition
99.
- Méthodes et outils pédagogiques - ESF - 1ère édition 97, 2ème édition
99.
Autodiagnostic des styles de management - ESF - 4ème édition.
L'entreprise négociatrice - Dunod - Nouvelle édition refondue 97.
L'affirmation de soi - ESF - 10ème édition.
Les outils de base de l'analyse transactionnelle - ESF - 7ème édition.
Les nouveaux outils de l'analyse transactionnelle - ESF - 6ème édition.
Utiliser tout son cerveau - ESF - 5ème édition.
Faire face au stress - ESF - 5ème édition.
Tensions et conflits - ESF - 2ème édition octobre 2000.
Du bon usage de la manipulation - ESF - 1ère édition septembre 2001.
Cassettes vidéo - Réussir vos réunions - Mieux communiquer - Gérer les
conflits - Edition images pour la formation.
Pédagogie du projet
Les participants ont débattu de la pédagogie du projet. Il s'agit d'un
temps fort de cette méthode appliquée dans un contexte interdisciplinaire.
Cette démarche est bien adaptée aux formations pour adultes et favorise
les méthodes actives qui appliquent de véritables échanges formateur-apprenants
où ces derniers sont acteurs de leur formation.
En octobre novembre 2001, un temps fort de la pédagogie du projet a été
appliqué à la formation des humanités de promotion sociale. Ce projet a
impliqué 16 groupes de travail de 6 à 8 apprenants qui ont réalisé chacun
un projet durant quatre semaines.
Dans le cadre de la formation en cours de carrière sur les méthodes andragogiques,
les professeurs ont proposé d'organiser à nouveau un temps fort de la méthodologie
du projet interdisciplinaire. Celui-ci sera organisé plus tard dans l'année
scolaire, fin décembre et début janvier. Il remplacera la période d'examens
de la fin du premier semestre.
Les projets de niveau 1
Les étudiants des premières unités de formation décideront des thèmes de
leur projet. Diverses visites constitueront un contexte stimulant pour le
choix des projets : Maison de la Science, Territoires de la Mémoire, expositions,
spectacles, ...
Les projets de niveau 2 axés sur l'épreuve intégrée
Quant aux étudiants des unités de formation finales (niveau 2), leur projet
sera axé sur la préparation de leur épreuve intégrée (mémoire de fin d'études).
L'avantage est fonctionnel : en fin d'études, les étudiants sont préoccupés
par la réalisation de leur épreuve intégrée. Leur projet aura donc pour
objectif la rédaction et la présentation du premier chapitre de celle-ci.
La réalisation des projets mettra en oeuvre des moments de recherche individuelle
mais aussi des temps de travail en groupes dans un contexte de socio-construction
des savoirs.
Les étudiants seront répartis en trois catégories de groupes de travail
selon les sujets de leur épreuve intégrée :
- groupes littéraires (français et langues étrangères) ;
- groupes "société" (sujets historiques, géographiques, économiques, culturels,
d'actualité) ;
- groupes scientifiques et mathématiques.
Les étudiants seront invités à
- constituer leur documentation concernant le sujet qu'ils ont choisi
pour leur épreuve intégrée : consulter des ouvrages de référence, des
sites Internet et établir une bibliographie ;
- mener une recherche concernant les idées clefs de leur documentation
de référence ;
- rédiger un premier chapitre sur le sujet qu'ils ont choisi ;
- présenter en public ce premier chapitre en utilisant des outils de communication
: moyens audiovisuels, NTIC, supports tels que exposition, bande dessinée,
jeux de rôles ;
- défendre le contenu de leur travail.
Les étudiants de la section du CAP observeront et collaboreront à la réalisation
des projets de leurs collègues du CESS.
Activités d'auto-socio-construction du savoir
Danièle MASSOZ, Professeur de psychopédagogie et de méthodologie au département
pédagogique de la Haute Ecole de la Ville de Liège a animé la séance de
travaux en groupes sur les activités d'auto-socio-construction du savoir.
A partir de problèmes mathématiques, logiques, en lecture, dont les participants
ont recherché la solution individuellement puis en groupes de travail (auto-socio),
la synthèse a mis en évidence les caractéristiques et le cheminement de
cette démarche pédagogique.
Le problème est de transposer les démarches du niveau primaire ou du début
secondaire aux formations des adultes de niveau secondaire supérieur (CESS,
CTSS) ou supérieur (Graduat, CAP, ... ).
En conclusion, il a été décidé d'organiser en novembre 2002 une journée
de formation sur l'application de la méthodologie d'auto-socio-construction
des savoirs en sciences, mathématiques, français, ... aux niveaux secondaire
supérieur et supérieur.
Il sera fait appel à un spécialiste de la faculté des Sciences de l'Education
de l'Université de Liège.
Autoformation par l'épreuve intégrée
La réflexion des participants s'est portée ensuite sur la formation et
la guidance des étudiants pour la réalisation de leur épreuve intégrée.
En bref:
- les étudiants n'ont pas suffisamment assimilé les compétences de méthode
de travail, de recherche, de rédaction d'un mémoire ;
- ils "traînent" dans la progression de leur travail ;
- certains ne fréquentent pas assidûment la guidance du professeur chargé
de leur tutorat.
Après débats en groupes de travail, les propositions qui suivent ont émergé
:
- rédaction d'un vade-mecum (renseignements et directives concernant l'épreuve
intégrée) ;
- organisation de quelques séances de formation des étudiants s'étalant
d'octobre à mai. Ces séances auront pour objet :
- la définition de l'épreuve intégrée (sujet, objectifs, contenu, ...
) et l'échéancier ;
- la recherche du sujet ;
- la recherche de documentation, la bibliographie, l'analyse d'ouvrages
(mots clefs du contenu) ;
- la réalisation du plan de l'épreuve intégrée ;
- le tutorat en informatique (utilisation d'Internet, du logiciel Word)
;
- la rédaction des premiers chapitres ;
- les aspects liés à la mise en page ;
- la préparation de la défense orale.
Outre leurs apports en termes d'information et de compétences, ces réunions
devraient contribuer à résoudre le problème des étudiants qui ne consultent
pas régulièrement le professeur chargé de leur guidance.
- organisation d'une préparation de l'épreuve intégrée sous forme de projet
(voir ci-avant) ou par une mini-recherche dans un cours : par exemple
en UF "Phénomènes de société et leur incidence éducative".